L'ex-sprinteuse américaine Marion Jones, déchue pour s'être dopée notamment lors des JO 2000 de Sydney, a été condamnée vendredi par la justice américaine à six mois de prison pour avoir menti aux enquêteurs fédéraux. En octobre, l'ex-championne, aujourd'hui âgée de 32 ans, avait reconnu s'être dopée, après des années de déni. Ces aveux lui avaient valu de perdre ses cinq médailles, dont trois en or, remportées en Australie et d'être rayée des annales olympiques.
Le ministère public avait indiqué jeudi qu'il se satisferait d'une peine de six mois de prison. Le juge de l'affaire, non lié par ce réquisitoire, avait pour sa part fait savoir qu'il pourrait condamner l'athlète à une double peine. Jones était jugée pour avoir menti aux enquêteurs fédéraux dans le cadre de l'affaire Balco, du nom du laboratoire californien qui a fourni des produits dopants à nombre d'athlètes, et au sujet de l'affaire de fraudes bancaires impliquant notamment son ancien mari et ancien sprinteur, Tim Montgomery.
"Une grande honte"
"Les faits ici sont sérieux. Ils
impliquent tous des mensonges réitérés à trois ans d'écart, a justifié le juge. (Elle) n'a pas commis une seule faute... mais une série de fautes dans le but de tromper la loi." "Personne n'est
au-dessus de l'obligation de dire la vérité. Et je reconnais qu'il s'agit d'un jour triste pour vous et votre famille", a-t-il ajouté en s'adressant à l'athlète. Le 5 octobre, la sprinteuse,
déférée devant un tribunal de New York, avait reconnu s'être dopée à la THG (stéroïde de synthèse fabriqué par le laboratoire Balco) entre septembre 2000, date des Jeux de Sydney, et juillet
2001.
"C'est avec une grande honte que (...) je vous dis que j'ai trahi votre confiance. Je quitte l'athlétisme que j'ai adoré profondément ", avait-elle alors affirmé, en pleurs. Dans la foulée, elle avait annoncé sa retraite et remis les cinq médailles de Sydney au Comité olympique américain, avant que la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) n'annule tous ses résultats postérieurs à septembre 2000 et que le Comité international olympique (CIO) ne la destitue officiellement des titres remportés à Sydney, sans pour autant redistribuer ses médailles.
Contre-expertise positive pour Dehiba
Information L'Equipe : L'analyse de l'échantillon B prélevé sur Hind Dehiba, le 23 janvier dernier à l'issue de sa garde-à-vue à Vincennes, a confirmé vendredi le résultat du premier échantillon. La recordwoman de France du 1 500 mètres est donc bien positive à l'érythropoïétine (EPO).
L'échantillon urinaire prélevé sur Hind Dehiba lors de sa garde-à-vue, cette fois dans un cadre judiciaire, contient également des traces d'EPO. Cette détection pourrait donc démontrer que la logique d'instruction dans cette affaire tend formellement à démanteler un réseau d'approvisionnement de produits dopants, dans le demi-fond notamment, et particulièrement d'EPO.
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