Le tchécoslovaque Emil Zatopek l'un des champions les plus populaires de l'histoire du sport mondial, innova en matière d'entraînement scientifiquement mené , reculant les limites du progrés humain.
Zatopek Emil né le 19 septembre 1922 à Koprivnice ( Tchécoslovaquie)
Fils d'un pauvre menuisier dont la famille comptait six enfants, Emil Zatopek montra très tôt un grand amour de la course a pied, au grand dam de ses parents, qui voyaient ses chaussures s'user à une vitesse folle. Dès la fin de ses études primaires, il entra aux usines bata, à Zlin, oû il fut soumis au dur régime de l'apprentissage. Une course populaire organisée à l'intention des apprentis, qu'il termina deuxième, lui donna l'occasion de faire ses véritables débuts athlètiques. A l'armée, oû il entra en 1945 pour accomplir son service militaire, il trouve de bonnes conditions de vie et d'entraînement . Cinquième du 5000 m des championnats d'Europe, en 1946 à Oslo, il fut promu lieutenant en 1947 et rencontra la même année, Dana, la fille de son colonel, qui allait devenir sa femme. Les éléments de son destin étaient désormais rassemblés. Curieux de tout , Zatopek ne cessait d'étudier et de se cultiver. Devenu militaire de carrière, il revendiquait le régime commun tout en s'entraînant durement. Vainqueur du 10 000 m aux jeux Olympiques de Londres en 1948, son style heurté frappa alors beaucoup les imaginations et donna naissance à des comparaisons avec des forçats, des galériens et même des locomotives. Plus poétiquement un écrivain trouva que son corps était " peuplé de de forces contraires" ; A quoi Zatopek répondit qu'il s'agissait d'être efficace et non d'être beau; pour se faire il s'était entraîné pendant dix jours en courant soicante 400 m rapides ( en 75" environ) et en récupérant sur 200 m à allure réduite, soit un total de trente-six kilomètres pour une même séance. L'exploit qui devait contribuer à le faire entrer dans la légende de l'athlètisme, alors qu'il a toujours souhaité rester parmis les hommes, Zatopek l'accomplit aux jeux Olympiques d'Helsinski.
L'Apogée d'Helsinki'
Emil Zatopek avait déja près de 30 ans quand il arriva à Helsinki pour participer aux Jeux Olympiques de 1952. Il venait d'être malade et son entraînement s'en trouvé pertrbé. " je ne suis pas en grande forme", déclara t-il , mais je courrai le 10 000 m, le 5000 m et sans doute le marathon; Sa réputation était si grande qu'on en déduisit immédiatement qu'il voulait gagner trois médailles d'or; Sa victoire dans le 10 000 m fut acquise le dimanche 20 juillet sans difficulté majeure. Deux jours plus tard, Zatopek se contenta d'assurer sa qualification dans la troisième série du 5000 m; Le jeudi 24 juillet, il gagna la finale au terme d'une course de titans qui vit l'effondrement de Gaston Reiff à trois tours de l'arrivée, l'attaque du Britannique Chris Chataway à 300 m du but, la timide réplique d'Alain Mimoun dans le dernier virage, la fulgurante attaque de Zatopek, un moment en perdition et soudain régénéré, la chute de Chataway, saoul de fatigue, à l'entrée de l'ultime ligne droite et l'impuissance de l'Allemand Herbert Schade au moment décisif. Restait le marathon , dont le départ fut donné le dimanche 27 juillet à 15 heures 30. l'anglais Jim Peters le prit sur les chapeaux de roue pour déconcentrer le néophyte qu'était Zatopek. De 19" au cinquième kilomètre, son avance passa à 16"au dixième kilomètre et au quinzième kilomètre, atteint en 47'58", peters fut rejoint par le Suedois Gustav Jonsson et par Zatopek pas plus impressionné que cela. Un peu avant la mi-parcours, le Tchécoslovaque poussa un petit sprint et s'en alla, comme s'il avait couru des marathons toute sa vie. Simplement, avant le trente-cinquième kilomètre, il dégagea son maillot et le remonta sur la poitrine pour se donner un peu de fraicheur. Quand il apparut sur la piste après avoir plaisenté avec des spéctateurs dans les derniers kilomètres , ce fut du délire, jamais vainqueur n'avait été aussi acclamé avec autant de joie profonde. Assitôt comme par réflexe, Zatopek secoua la tête et repris son habituelle expression torturée. Ayant franchit la ligne d'arrivée en battant l'ancien record Olympique de plus de six minutes, il tomba dans les bras de Dana, elle même devenue championne olympique du lancer de javelot avec 50,47m. En Tchécoslovaquie, on s'embrassa dans les rues à qui mieux mieux en pleurant de joie. Quand a Zatopek , il fit de nouveau sensation après son triomphe en s'adressant aux journalistes en cinq langues. On lui demanda ce qu'il pensait de son premier marathon; " je me suis un peu ennuyé" répondit-il. Personne ne s'ennuirait jamais plus de cette façon, en remportant les médailles d'or du 5000 m, du 10 000 m et du marathon.
On le considéra alors comme un phénomène. Pourtant , sa fiche médicale était assez banale: Taille 1,74 m , poids 66 kg, capacité pulmonaire 52, pouls 56, peut retenir son souffle pendant 127". Le seul élément vraiment troublant est que son coeur avait un diamètre de 139 mn , alors que normalement , ce diamètre varie entre 90 mn et 115 mn. Mais c'était davantage dû aux efets d'un entraînement basé sur le travail de la résistance qu'à un caractère de naissance.
VICTOIRE
Seule la victoire est jolie, écrivait un célèbre navigateur. La victoire est en effet le but ultime que poursuit le sportif de compétition. grâce à elle , il se pare d'une sorte de prestige social, qui provoque généralement une forte émotion. Cette émotion peut se manifester de manières très diverses. larmes de joies, sourire rayonnant, exultation, évanouissement mème. Elle est souvent communicative.
En outre, la victoire de l'individu ou de l'équipe est aussi celle d'une communauté formée des entraîneurs , des dirigeants et des cammarades de club, mais encore des proches et mème des supporters. Connus ou inconnus, tous s'identifient au vainqueur, prennent part à sa victoire. Ainsi l'athlète apporte par son succès une sorte d'apothèose à un un véritable acte collectif de création. Il est le reprèsentant de son entourage, de sa ville, son peuple mème.
Plus modestement , la victoire peut-être aussi celle que l'athlète remporte sur lui-mème en se dépassant, allant jusqu'au bout des ses possibilités. De certain sportifs qui sont stimulés par la compétition, on dit souvent qu'ils ont "un moral de vainqueur", ou encore "un grand appetit de victoire". D'autres au contraire , possédent parfois toutes les qualités pour vaincre, mais échouent régulièrement devant la perspective de l'emporter; On attribue parfois cette attitude à des " conduites d'échec".
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