tous athlète
Dés 1973, JOHNSON et son équipe ont évalué la teneur des muscles en fibres blanches ou rouges chez le sujet normal. Les premiers résultats nous montrent, en surface comme en profondeur, un droit antérieur nettement rapide et blanc d'une extrémité à l'autre. Paradoxalement , les vastes et le crural se révèlent quand à eux nettement rouges et lents. Des résultats qui, si d'autres moins généraux ont dû être ensuite relativisés, seront confirmés systématiquement par plus de cent expertises histologiques menées sur trente ans. Les cinq qui font autorité , notamment, donnent le "groupe des vastes"(v.interne, v.externe, crural) pour lent: celle de GOLLNICK,celle de SIMONEAU et BOUCHARD, celle de KUZON, celle d'ESBJORNSSON et celle de CLAMANN. D'après GOLLNICK (1972) et JOHNSON (1973), le vaste interne est rouge à 52-55%. D'après GOLLNICK (1974), SIMONEAU et BOUCHARD (1989), KUZON (1990) et ESBJORNSSON (1999), le vaste externe est rouge à 52-57% avec trois fois plus de fibres "phasico-toniques" 2A que de fibres phasiques pures 2B, tandis que le crural peut l'être jusqu'à 72,3%.Enfin, comme tout muscle tonique assurant la station debout, le quadriceps est très riche en faisceaux neuromusculaires dont le rôle consiste à détecter et à compenser, par la voie de l'arc réflexe , les mouvement de déstabilisation.
La question se pose: Comment la structure et la fonction des quadriceps justifient plutôt tel type d'entraînement que tel autre?
Dans des disciplines comme le trail, dans le sprint et demi-fond, dans la rééducation ( après une blessure comme les ruptures des ligaments croisés)etc...
Fonction normales et ambitions naturelles du quadriceps
La composition du quadriceps s'explique, comme l'écrit le PR; CHAUCHARD dans les Muscles (PUF), par le fait que "la verticalité du centre de gravité du corps passe en arrière de la hanche (...), (puis) en avant du genou, le quadriceps empêchant la flexion, (et) en avant de l'articulation du cou-de-pied maintenue en extension par le soléaire". On constate ainsi que, "contrairement aux ischio-jambiers utilisés principalement pour exécuter des tâches explosives, les quadriceps sont d'abord des muscles toniques de soutien servant à assurer la station debout contre l'action de la pesanteur". (POLIQUIN) L'Université d'Hokkaido a ainsi pu prouver que, DANS LA STATION DEBOUT, LA TENSION MUSCULAIRE ENREGISTREE DANS LES QUADRICEPS EST 14 FOIS SUPERIEURE A CELLE DES ISCHIO-JAMBIERS !
Cependant, la fonction des quadriceps est nuancée. Si l'isométrie est caratéristique de la station debout, dans la locomotion comme dans la flexion, en revanche, c'est l'action frénatrice du quadriceps qui est remarquable . Enfin, certaines activités sportives comme le botté d'un ballon, la fente haltérophile ou le saut d'obstacles font appel au droit antérieur et privilégient le régime concentrique à grande emplitude. Globalement, donc, le groupe des vastes est spécialisé dans la stabilisation du genou et l'on peut considérer, avec VERRET et SCHMIDT de l'AMMSR, que-d'un point de vue dynamique- le quadriceps dans son ensemble est 'un muscle principalement frénateur (qui(, physiologiquement, travaille en excentrique". Néanmoins, on reconnaît normalement que chacun des quatre chefs du quadriceps, par exemple, est spécifiquement isométrique ( GIBBONS, RICHARDSON). Comme VERET et SCHMIDT l'écrivent, en effet, "si le mythe du vaste interne seul responsable des 15 derniers degrés d'extension est fortement contesté, sa fonction comme stabilisateur actif de la rotule reste admise." Son activation" resterait constante indépendamment du mouvement et de la direction" (NASM, 2006), ce qui explique pourquoi il est plus "rouge" que le vaste externe, mais moins que le crural, muscle profond.
Un cas à part: le droit antérieur
Bipenné, bi-articulaire, riche en fibres blanches, le droit antérieur est conçu pour la puissance. Il intervient à 100%, dans les sauts d'un coureur de haies ou chez le joueur de rugby quand celui-ci botte le ballon pour le faire passer au dessus de la barre transversale.
L'allus rigidue se définit comme l'arthrose de l'articulation métatatarso-phalangienne du gros orteil. Il s'agit donc d'une usure de l'articulation, caractérisée par une disparition progressive du cartilage articulaire, responsable d'une douleur et d'une raideur variables.
Si parfois, l'hallux rigidus s'intègre à une maladie générale, le plus souvent il apparaît primitif sans cause évidente. C'est mon cas , car seul mon pied droit est atteint par cette maladie apparut progressivement depuis plusieurs années.
Pour l'anecdote , je pratique depuis plus de 40 ans l'athlétisme de compétition et les sports de montagne. A l'aube de mes 60 ans, et depuis maintenant plusieurs semaines, les poussées inflammatoires sont passées à un stade qui m'oblige à ralentir considérablement mes activités physiques.
5 jours d'anti-inflammatoire Bi-Profémid ont permis de diminuer la douleur ( sans la faire disparaître) , et une radio s'est imposée pour évaluer le traitement à venir, dans l'esprit de pouvoir continuer à pratiquer mes sports favoris .
La radio indique une seule anomalie qui concerne le premier rayon droit, avec une arthropathuie dégénérative métatarso-phalangienne. L'interligne articulaire est diminué de hauteur. L'os sous chondral est remanié par une ostéosclérose et des petites lacunes. Les berges articulaires sont ostéophytiques.
En conclusion: arthropathie dégénérative métatarso-phalangienne du 1er rayon droit.
Au stade d'aujourd'hui, je continue de m'aligner dans les compétitions et j'enchaîne les épreuves de 10km de course à pied dans le but de réaliser les minima pour les championnats de France qui sont de moins de 46' pour ma catégorie des V3. J'essaie quelque peu de modifier ma foulée pour éviter de pousser trop fort sur le gros orteil , mais ce n'est pas simple et si la douleurs a tendance à diminuer pendant la course ( endorphines ), elle revient de plus belle dés l'arrêt et a un niveau supérieur ! Les performances des trois dernières semaines: 46'55, 47'09, 47'02, il me reste la course de ce dimanche pour me qualifier.
Ensuite, ce sera les championnats régionaux vétérans ou je m'aligne au lancer du marteau , puis les deux tours des interclubs où je serais sur la même discipline mais avec un marteau de 7kg250 et seulement ensuite je pourrais m'occuper des suites à donner à ce fichu hallus rigidus!
Pour l'instant, je masse régulièrement le pied malade et la partie douloureuse au Voltaren Actigo et de la glace le jour d'après course. Je ne chausse plus de chaussure de ville pour ne conserver que les baskets et les chaussons plats quand je suis chez moi . Mon entraînement s'est réduit à une seule séance où j'enchaîne lancer du marteau et fractionnés ..........
Je mettrais en ligne, les différentes étapes qui suivront et leurs évolutions car je pense qu'ils pourront intéresser les lecteurs de ce blog.
Les 10km de Cluses couru dimanche 8 avril est la meilleure course de ce printemps. J'établie ma meilleure performance en 46'44 à 44 secondes de la qualification pour les France. Je souffre un peu moins de mon hallus rigidus pendant et après la course. J'ai retrouvé un peu de mobilité articulaire grâce au massage (sans le Voltaren) que j'opère tous les soir activement. Je prend également des compléments alimentaires pour les articulations.
Prochaine étape , les championnats régionaux vétérans du lancé de marteau le 22 avril à Bourgoin.
Me voila de retour des championnats régionaux vétérans avec dans la poche : le titre au javelot, une deuxième place au lancer du marteau ainsi qu'au lancer du poids ou je bat mon record personnel de 1m40 ( 9m60 étant mon meilleur essai).
Du coté de l'articulation du gros orteil, si la douleur à l'appui est constante , elle devient néanmoins plus tolérable.
Prochaine compétition le 5 mai à Bonneville pour les championnats interclubs où je lance cette fois ci le marteau de 7kg250 ( seniors).
Améliore l'équilibre et renforce les muscles de stabilisation.
Deux façons d'exécuter le mouvement
-soit en demi-squat ou en squat profond (barre à vide ou légérement chargée).
Sur la vidéo , Ida Do-rego en demi-squat
Avant d'opérer un sportif pour une plastie ligamentaire du genou, les chirurgiens promettent qu'après le reconstruction, l'articulation
sera plus solide qu'avant. Ils n'ont pas tout à fait tord. Selon les sites de prélèvement des tissus tendineux, on arrive effectivement à fabriquer des ligaments croisés antérieurs plus
résistants que nature! Lorsqu'on prend un bout du tendon rotulien (Kenneth-jones), la résistance atteint 168% du ligament natif. Lorsque le prélèvement s'effectue au niveau de la cuisse (DIDT,
droit interne, demi-tendineux), elle est légèrement moindre mais dépasse tout de même celle du ligament d'origine (+ 158%). N'en déduisez surtout pas que ce genre de plastie est indestructible.
Il faut en prendre bien soin, au contraire! Surtout pendant les premières semaines, tant que le tissu osseux n'aura pas parfaitement recolonisé les différents tunnels (deux ou quatre) forés
dans le fémur et le tibia. Rapellons que l'opération consiste à tendre de nouveaux ligaments entre les masses osseuses et qu'au sortir du bloc opératoire, ceux-ci ne tiennent qu'avec des
moyens de fortune-agrafes, vis, endobutton- ce qui leur confère une résistance à l'arrachement assez faible, de l'ordre de 400 à 1000 newtons seulement. Cela suffit pour supporter sans problème
les sollicitations de la marche (entre 160 et 300 newtons). On peut aussi nager le crawl ou rouler sur un ergocycle (30 newtons). Mais interdiction de courir car à la réception du pied au sol, la
tension grimpe jusqu'à 650 newtons! Et encore mois de sauter ou de taper dans un ballon. Vous risqueriez de tout arracher! Tout au long de cette première période, il faut se souvenir d'une seule
chose, la solidité dépend de celle de la fixation! Puis, avec le temps, les tunnels se rebouchent. L'os emprisonne le ligament dans sa masse. L'attache se solidifie. A partir du troisième mois ,
la capacité de résistance de la plastie ne dépend plus du système d'ancrage mais des qualités intrinsèques du ligament lui même évalué autour de 1500 newtons. Que se passe t'-il ensuite? C'est
difficile de le savoir précisément dans la mesure où l'on ne va évidemment pas rouvrir le genou du patient pour voir comment se porte le greffon. Lorsqu'on se livre au décompte des cas de
rechute, on constate qu'ils sont de plus en plus rares et on soupçonne alors que le processus de consolidation se poursuit pendant une période assez longue. Rappelons tout de même qu'à partir du
moment où ils se trouvent placés dans le genou, les tissus ne sont pas irrigués. Au cours des premières semaines, il est donc vraisemblable qu'une partie de ses cellules se nécrosent, ce ui
fragilise inévitablement le montage. Ensuite, des petits vaisseaux sanguins poussent à partir de l'os et apportent enfin au ligament l'oxygène et les nutriments nécessaires. Ce criblage nuit
d'abord à sa solidité. Mais grâce à cela, il reprend vite du poil de la bête. Petit à petit, il s'épaissit, se renforce et gagne en résistance. Plus extraordinaire encore, on dit que le nouveau
ligament se "ligamentise"! Cela signifie que le tissu tendineux à l'origine de la plastie acquiert progressivement une organisation qui rappelle celle d'un véritable ligament croisé grâce sans
doute à une réorientation des fibres collagènes sous le coup des nouvelles sollicitations mécaniques. Tout cela conserve une part de mystère. Disons simplement que les études en cours montrent
que la consolidation se poursuit sur une période nettement plus étendue qu'on ne le l'imaginait précédemment et que le risque de rechute diminue nettement à mesure qu'augmente le délai
post-opératoire. Au bout du compte, le genou est-il réellement plus solide qu'avant? Et bien non! Les spécialistes estiment sa robustesse à environ 60% de celle d'un genou en parfaite santé.
Pourquoi? Peut-être parce qu'on est incapable de reproduire exactement les différentes fonctions du ligament croisé antérieur et que quelques degrés d'erreur dans le creusement des tunnels
suffisent à entraîner des faiblesses dans certains types de mouvement. C'est possible. Autre explication possible, un ligament croisé naturel est riche en terminaisons nerveuses. En cas de
danger, des boucles réflexes peuvent donc se mettre en place de façon ultra-rapides, ce qui n'est plus possible dans le cas d'un ligament greffé puisque jusqu'à preuve du contraire celui-ci est
devenu tout à fait insensible. Enfin, il se pourrait que l'articulation porte longtemps les traces des traumatismes qu'elle a subit lors de l'entorse du genou et de l'acte chirurgical lui-même.
Sa fragilité serait une sorte de séquelle de ces mauvais traitements. Il lui faut des mois pour oublier. Des années même!
Sport&Vie
Mangez-en au moins une fois par semaine
Le poisson rend intelligent, il ne s'agit pas seulement d'une idée reçue! Des chercheurs de l'université de Pittsburg ont analysé l'incidence de la consommation de poisson sur la santé mentale des seniors.
Davantage de matière grise
Quelque 260 personnes en bonne santé mentale ont été recrutées et interrogées sur leur consommation et les méthodes de cuisson qu'elles employaient. Les chercheurs ont ainsi contrôlé l'état de leur cerveau par IRM et pris en compte de nombreux paramètres 'âge, sexe, éducation, facteurs de risques...).
Puis 10 anx plus tard, ils ont fait le point. Résultat: chez les personnes qui consommaient régulièrement du poisson au four ou grillé (au moins une fois par semaine), le volume de matière grise dans les zones cérébrales clés pour la mémoire et l'apprentissage était plus important. Or, la baisse de ce volume de matière grise est associé au risque de déclin cognitif.... Bref, en mangeant du poisson , on fait reculer le risque de perdre ses facultés mentales.
Sardines, maquereaux, harengs
On le sait, les poissons gras, poissons des mers froides, apportent beaucoup d'oméga 3 et sont sans aucun doute très intéressants pour nourrir sa matière grise. Attention cependant à leur éventuelle contamination par le mercure. Les plus petits sont les moins touchés: sardines, maquereaux, harengs...Ce sont eux qu'il vous faut mettre souvent au menu.
En cas de contracture musculaire, certains gestes permettent de soulager les symptômes :
Essentiellement, appliquer de la chaleur sur le muscle douloureux (compresse chaude enveloppée sur la région contracturée pendant 30minutes)Prendre un bain chaud le soir.
Tout d'abord, le muscle touché doit être mis au repos.Des massages peuvent soulager, avec ou sans pommade, voire des exercices de kinésithérapie, avec mise en étirement progressif après quelques jours. Parfois, des myorelaxants (décontractants musculaires) et des antalgiques (qui luttent contre la douleur) sont prescrits. Une contracture peut durer de 5 à 10 jours.
L'étude a été menée sur des souris. En mangeant moins, elles libèrent une molécule qui joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement des cellules cérébrales, selon une recherche italienne publiée le 19 décembre 2011 aux Etats-Unis. Cette molécule, appelée CREB1, active un grand nombre de gènes qui sont liés à la longévité et la bonne santé du cerveau, explique Giovambattista Pani, de l'institut de pathologie générale de la faculté de Médecine de l'Université catholique du Sacré-coeur à Rome (italie), principal auteur de cette étude. Objectif avoué désormais: trouver des médicaments pour activer la fameuse molécule et maintenir ainsi le cerveau jeune" sans avoir à réduire l'apport en calories".
Si vieillir est irréversible, la pratique physique permet de contenir les effets du vieillissement tout en maintenant une bonne condition physique. Cela peut paraître suffisant pour bien des personnes, mais quand est-il des vétérans qui continuent à pratiquer le sport de compétition?
Tout d'abord, un rappel des effets physiologiques du vieillissement.
Tableau: Diminution moyenne des fonctions corporelles:
| FONCTION | 20ans | 40ans | 60ans | 80ans |
| Rapidité de la transmission nerveuse | 100 | 98 | 95 | 92 |
| Filtration intestinale | 100 | 92 | 86 | 78 |
| Efficacité des battements du coeur | 100 | 90 | 80 | 75 |
| Volume pulmonaire utile | 100 | 85 | 78 | 60 |
| Capacité respiratoire maximale | 100 | 84 | 62 | 40 |
Au niveau de la musculature:
Diminution de la force, tonicité et flexibilité musculaires: Ex, Un homme de 70kg a 28kg de muscle à 20 ans et n'en a plus que 24kg à 70 ans
On enregistre également une transformation des fibres rapides en fibres lentes, voir un comportement anarchique de celles-çi dans leurs répartitions au sein du muscle.
Au niveau de la VO2 max:
La VO2 max atteint son maximum à l'âge de 20 ans puis est maintenu jusqu'à l'âge de 30 ans et chute de 9% en moyenne par décennie.
Déclin non linéaire : acccélération après 50 ans
La fréquence cardiaque maximale:
Calculer la FCmaxT =208-(0,7 x âge) plutôt que calculer: 220-l'âge
Ex: FCmaxT= 208-(0,7 x 70)=159
L'entraînement axé vers la compétition:
La VMA pour les vétérans ( dangereux ou pas?)
Lien: La VMA et les vétérans
VIEILLISSEMENT ET CONDITION PHYSIQUE de THIERRY PAILLARD 2009
En nutrition, s’il est un domaine où règne une certaine confusion c’est bien celui des lipides. Diabolisés par certains, parés de toutes les vertus par d’autres, il y a de quoi rester perplexe. “Faut-il en consommer ? Lesquels ? Combien ?“ sont les questions qui reviennent régulièrement. La connaissance de quelques notions élémentaires permet de faire le tri et de comprendre que tout repose sur une question d’équilibre.
Le mot lipide provient du grec “lipos“ qui signifie graisse. Les lipides sont les corps gras comme les huiles, le beurre, les margarines ainsi que les graisses présentes dans les aliments. Graisses de constitution comme les viandes, les poissons, les laitages, les fromages, les fruits secs oléagineux (noix, amandes, noisettes, etc) et graisses ajoutées lors de l’élaboration de certains aliments tels que plats cuisinés, charcuteries, biscuits, viennoiseries, pâtisseries.
ACIDES GRAS OU TRIGLYCERIDES ?
Les acides gras sont les constituants fondamentaux des lipides. Ils sont formés d’une chaîne d’atomes de carbone et d’hydrogène terminée par deux atomes d’oxygène et un atome d’hydrogène. Par analogie on pourrait dire que les acides gras sont aux lipides ce que sont les acides animés aux protéines : c’est –à-dire les éléments de base.
Il existe des acides gras à chaînes courtes, moyennes, ou longues, sachant que les deux dernières sont les plus courantes dans nos aliments. La très grande majorité des corps gras que nous consommons sont composés de triglycérides, qui sont constitués d’une molécule de glycérol (un sucre) à laquelle sont accrochés trois acides gras.
A QUOI SERVENT-ILS ?
Lorsque nous mangeons des lipides, nous absorbons des triglycérides qui seront ensuite décomposés en leurs constituants : glycérol et acides gras, pour être utilisés selon plusieurs voies par notre organisme : come source d’énergie, les lipides représentent le nutriment le plus énergétique qui soit puisqu’il fournit 9 calories par gramme (contre 4 calories pour les glucides et les protéines). Ils peuvent être utilisés par les muscles, le foie, le cœur comme élément structurel : puisqu’ils entrent dans la constitution des membranes cellulaires et du tissu nerveux, notamment les acides gras essentiels des familles oméga 3 et oméga 6, le DHA comme élément fonctionnel : ils jouent un rôle important dans la régulation de notre système hormonal, dans les processus inflammatoires, immunitaires, circulatoires et enfin stockés, en cas d’apports énergétiques excessifs. Dans ce cas, l’organisme reconstitue des triglycérides qui intègrent le tissu adipeux.
LIPIDES SATURES OU INSATURES : UNE HISTOIRE DE DOUBLE LIAISON
Les lipides sont classés en fonction de la longueur de la chaîne d’atomes de carbones et hydrogène de leurs acides gras. Mais également, et surtout, selon la présence ou non d’une ou plusieurs doubles liaisons. Ce terme signifie qu’il peut exister, à un point donné de la chaîne, deux atomes de carbone reliés entre eux par deux liaisons au lieu d’une seule.
Lorsqu’il n’y a pas de double liaison, l’acide gras est dit saturé, chaque atome de carbone est relié à deux atomes d’hydrogène ainsi qu’à deux atomes de carbone (hormis le premier et le dernier de la chaîne). Les acides gras saturés sont majoritaires dans les aliments d’origine animale comme les viandes, surtout bœuf, porc, mouton, dans les laitages non écrémés, le beurre, le fromage, les œufs, mais aussi dans certains corps gras végétaux comme l’huile de palme. Ils sont solides à température ambiante.
Ces graisses saturées ont tendance à être consommées en excès dans l’alimentation actuelle, entraînant un déséquilibre au détriment des autres lipides. Lorsqu’il y a une double liaison, l’acide gras est mono-insaturé. Les lipides mono-insaturés sont surtout présents dans l’huile d’olive, de colza, d’arachide, l’avocat.
Quand aux lipides polyinsaturés, leur chaîne présente plusieurs doubles liaisons. Ce qui les rend très fluide (ils ne se figent pas au froid) et plus fragiles face à l’oxydation. Ils sont présents dans les huiles végétales et les graisses de poissons.
OMEGA 3, 6, 9 : COMMENT S’Y RETROUVER ?
Dans le groupe des lipides insaturés, il existe plusieurs familles d’acides gras classés selon la position et le nombre de doubles liaisons. Ainsi la famille oméga-9 correspond aux acides gras mono-insaturés, donc avec une seule double liaison. L’acide gras le plus représentatif est l’acide oléique, très abondant dans l’huile d’olive. Viennent ensuite les deux grandes familles d’acides gras polyinsaturés, la famille oméga-6 et la famille oméga-3. Le chef de file de la famille oméga-3 est l’acide alpha-linolénique (trois doubles liaisons). Ces deux acides gras sont essentiels car l’organisme ne peut les élaborer. Il est donc indispensable de veiller à leur présence dans notre alimentation.
Y A-T-IL DES BONNES ET DES MAUVAISES GRAISSES ?
Actuellement, l’alimentation moderne est totalement déséquilibrée en lipides. Les graisses saturées dominent au détriment des graisses insaturées. D’où de nombreux désordres métaboliques qui entraînent, ou favorisent à la longue, des problèmes de santé. Les plus connus étant les maladies cardiovasculaires. A partir de ce constat, l’erreur serait d’opposer les graisses saturées et les insaturées comme étant les mauvaises et les bonnes graisses. Vision par trop simpliste d’un problème très complexe et bien plus vaste. Car chaque type d’acide gras possède un rôle dans l’organisme et aucun ne doit être diabolisé. La règle d’or en diététique est la notion d’équilibre. Et c’est la rupture de cet équilibre qui risque de créer le problème, non pas l’élément lui-même. Caque élément, favorable à une dose précise, peut devenir toxique si celle-ci est multipliée. De plus en plus d’études montrent que les graisses polyinsaturées ne sont pas dénuées d’inconvénient. Notamment à cause d’un déséquilibre d’apport entre les deux familles oméga-6 et oméga-3. Avec des implications dans des troubles chroniques comme les maladies auto-immunes, inflammatoires, l’allergie.
Jean Texier écrivait dans son premier dossier “A la découverte des lipides“ que “ …on sait aujourd’hui que les graisses polyinsaturées nous protège des crises cardiaques pour nous faire périr du cancer !...Mais ce qui est encore plus dramatique, c’est qu’on s’est aperçu que les Esquimaux, dont le régime est riche en acides gras fortement polyinsaturés qui les protègent de l’infractus du myocarde, font beaucoup plus d’accidents vasculaires cérébraux “. Il est en effet prouvé que certains acides gras de la famille oméga-3 présents en quantité importante dans la graisse des poissons des mers froides augmentent le temps de saignement car ils s’opposent à la formation de caillots sanguins. Phénomène sans conséquence fâcheuse s’il s’agit d’une petite plaie externe, mais dramatique si une petite hémorragie apparaît dans une zone du cerveau. Ce n’est donc pas parce que nous sommes actuellement inondés de slogans vantant les vertus (parfois utopiques) des graisses oméga-3, afin de faire vendre des produits inutiles, que l’on peut se permettre n’importe quoi. Surtout en ce qui concerne la supplémentation où des inconscients recommandent des prises de plusieurs dizaines de grammes par jour d’huile de poisson. Du coté des oméga-6, ce n’est pas plus réjouissant puisqu’ils peuvent favoriser les phénomènes de thromboses, et par voie de conséquence certains accidents cardiaques, ils seraient impliqués dans la formation de certains cancers, et sont fortement lipogéniques ou adipogènes, c’est à dire qu’ils stimulent le développement du tissu adipeux.
"""
Tout ceci ne doit pas nous effrayer pour autant, mais nous ramener à plus de raison afin d’aborder la nutrition sous un angle plus global et plus juste et non pas par élément séparé.
LE FRAGILE EQUILIBRE ENTRE OMEGA-6 ET OMEGA-3
Depuis de nombreuses années, les recommandations nutritionnelles officielles encourageaient la baisse des graisses saturées et l’augmentation de la consommation des graisses polyinsaturées. Notamment celles fournissant beaucoup d’oméga-6. Ceci dans le cadre d’une prévention des maladies cardiovasculaires. La consommation des oméga-6 a ainsi plus que doublé en 40 ans, pendant que, fatalement, celle des oméga-3 a chuté de 40%. D’où un rapport entre oméga-6 et oméga-3 qui a été multiplié par quatre atteignant des valeurs allant de 20 à 40. Alors qu’au début du siècle il se situait vers 10. Dans le régime crétois, ce rapport est de 5. Régime qui a montré son incroyable efficacité dans la prévention des maladies cardiovasculaires et de la mortalité globale des habitants de l’ile de Crète. Cette valeur de 5 est actuellement la valeur préconisée.
Signalons par ailleurs que l’augmentation de la consommation en lipides de la famille oméga-6 est également due à un enrichissement des aliments d’origine animale que nous consommons. Ainsi, la viande a subi une modification de sa composition en acides gras car la nourriture des animaux d’élevage est essentiellement à base de maïs et de soja, aliments très riches en oméga-6 au lieu de leur aliments naturels (comme l’herbe chez les bovins ou ovins, le plancton chez les poissons) qui renferment des oméga-3.
COMMENT FAIRE EN PRATIQUE ?
En pratique, comment garnir son assiette pour équilibrer ses apports en lipides ? Pour cela il suffit de respecter quelques règles très simples :
La plus importante : choisir les bonnes huiles en assaisonnement. Seules ces dernières nous permettent d’apporter des doses significatives d’acides gras qui vont pouvoir contrebalancer les déséquilibres de l’alimentation globales. Les meilleures huiles sont : l’huile de colza, le mélange olive-colza, l’huile de noix en association avec l’huile d’olive ou de colza. Seule une huile ou un mélange d’huile dont le rapport oméga-6 et oméga-3 est inférieur à 5 pourra équilibrer de manière efficace les rapports en lipides. Deux cuillères à soupe d’huile de colza ou de noix suffisent pour fournir environ 2 g d’acide alpha-linolénique, soit la dose recommandée chez l’homme, 1,6 g étant celle conseillée chez la femme.
Eviter ou limiter fortement toutes les huiles riches en oméga-6 et dépourvues d’oméga-3 : notamment tournesol, carthame, pépins de maïs, de raisins
Augmenter la consommation de légumes feuilles, notamment la mâche, le cresson, le pissenlit.
Manger du poisson gras deux fois par semaine
Utiliser les graines de lins, incorporées dans le pain, moulues sur des salades ou légumes cuits, même chose pour les noix
Consommer une à deux fois par semaine des légumes secs (lentilles, haricots secs, pois chiches)
Se méfier des margarines, elles affichent rarement un bon rapport entre les acides gras
Privilégier les aliments pauvres en lipides : viandes rouges maigres, volailles, laitages demi-écrémés.
D’après les dernières données, les apports en lipides devraient se décomposer ainsi : 24% d’acides gras saturés 60% d’acides gras mono insaturés 16% d’acides gras polyinsaturés (comprenant les oméga 3 et oméga 6). Avec un rapport oméga 6 sur oméga 3 égal à 5. Donc avec 5 fois plus de lipides oméga 6 que d’oméga 3.
Prenez soin de vos dents!
Des avancées scientifiques devraient modifier l'intérêt que nous accordons à leur propreté!
Les études épidémiologiques le montrent depuis une vingtaine d'année: les personnes qui souffrent de maladies cardio-vasculaires sont particulièrement concernées par la parodontite, une inflammation de tout le tissu de soutien de la dent (gencive, ligament, os) causée par des bactéries.
Mais jusqu'ici, il était difficile d'expliquer le lien exact avec l'infractus, l'AVC (accident vasculaire cérébral) et l'anévrisme de l'aorte abdominale. La publication de deux études, l'une menée par une équipe des chercheurs de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) permet aujourd'hui d'y voir plus clair.
La faute aux...globules blancs!
Les chercheurs ont découvert que les bactéries responsables de la parodontite ne se contentaient pas de miner notre denture, mais avaient aussi la bougeotte! Elles se <véhiculent> grâce à la circulation sanguine et finissent sur les plaques d'athérome, ces petites lésions des vaisseaux où s'accumulent les dépôts de cholestérol (le cauchemar des cardiologues!). Là, comme elles sont mortes, elles sont incapables de proliférer, explique le Docteur Olivier Meilhac, coordinateur de l'étude de l'Inserm. Néanmoins, elles attirent les globules blancs chargés de défendre notre organisme contre les intrus. Ceux-ci font le ménage de manière trop agressive, ce qui fragilise la plaque. Elle s'effiloche, des petits morceaux se détachent et bouchent des vaisseaux: c'est le scénario de l'infractus et de l'AVC. Pis, les globules blancs trop énergiques, s'attaquent directement au vaisseau qui se rompt: c'est le schéma de l'anévrisme de l'aorte abdominale.
Faites le test de la pomme
Bien entendu, ces accidents peuvent survenir indépendamment des bactéries buccales, mais leur présence augmente les risques de façon significative. Voilà pourquoi la prévention et la prise en charge de ces pathologies doivent systématiquement être associées à des consultations dentaires. Pour commencer, il faut limiter le développement de la plaque responsable de la parodontite: brossage efficace deux fois par jour (pendant 2 à 3 minutes), utilisation de fil dentaire, détartrage tous les ans, voire tous les 6 mois.
Petit test: croquez régulièrement une pomme à pleine dents et, en cas de saignements des gencives, filez illico chez le dentiste. Mais, avant toute chose, la priorité revient à l'arrêt du tabac, facteur de risque commun au développement de la plaque dentaire et de la plaque d'athérome!
Véritable institution au Canada, le sirop d'érable possède des propriétés anti-inflammatoires et
anti-oxydantes similaires à celles que possèdent les myrtilles, le thé vert et d'autres "super aliments" du genre.Une étude scientifique révèle que plusieurs éléments (du sirop d'érable)
possèdent des propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires que l'on a déjà vu agir contre le cancer, des diabètes et des maladies bactériologiques. En tout, les scientifiques ont identifié 54
éléments bienfaisants, dont cinq totalement inconnus. Autant de bonnes raisons d'en consommer...
On a toujours considéré l'acide lactique comme un poison, une substance indésirable dont il fallait se débarrasser au plus vite. On enseignait que les cellules le déversait dans le sang et qu'il était ensuite acheminé vers des organes comme le coeur, le rein et surtout le foie où il pouvait enfin être dégradés dans le cadre d'une opération dite de "clearance" (nettoyage des lactates. Or il faut peut de chose à cet acide lactique pour servir de carburant et d'intégrer à son tour les filières de production énergétique.........
Autrefois, les glucides étaient classés selon leur structure chimique: simple ou complexe, avec l'hypothése que les premiers, au goût sucré, passaient plus vite dans le sang que les seconds (farineux et féculents). On croyait que les glucides simples, constitués d'une à deux molécules de base (glucose, fructose, galactose), étaient plus rapidement dégradés par le système digestif que les glucides complexes, formés de longues chaînes de molécules de base (comme l'amidon), d'où une libération progressive de glucose dans le sang par ces derniers. Mais les travaux précipités, qui ont abouti à la classification des glucides par l'index glycémique, ont montré que cette conception est fausse. Il est maintenant prouvé que l'amidon peut être dégradé beaucoup plus rapidement qu'un sucre simple par notre système digestif. De ce fait, les féculents peuvent entraîner une plus forte élévation de la glycémie que des aliments sucrés. Ces découvertes ont fait voler en éclat la notion de sucres rapides ou lents, maintenant totalement périmée mais malheureusement encore très utilisée.
La réalité physiologique montre que tout glucides, une fois consommé, entraîne une élévation du taux de sucre sanguin (ou hyperglycémie), jusqu'à une valeur maximale. Or, cette hyperglycémie apparait quasiment en même temps pour tous les glucides, qu'ils soient simple ou complexes. Les travaux de ML Wahiqvist ont ainsi montré que tous les glucides consommés à jeun sont absorbés en 20 à 30 minutes.
L'index glycémique mesure le pouvoir hyperglycémiant
A partir de ces donnés, on peut voir que ce qui différencie
fondamentalement chaque glucide est la valeur du pic glycémique qu'il provoque après ingestion. Pic qui sera plus élevé avec le pain blanc ou les com flakes qu'avec les lentille. C'est ce pouvoir
hyperglycémiant que mesure l'index glycémique, ou IG, qui traduit donc la capacité d'un glucide à élever la glycémie après sa consommation, par rapport à un glucide pur (dont la valeur a été
fixée à 100). Ainsi, plus un aliment sera hyperglycémiant, et plus son IG sera élevé.
METABOLISME AEROBIE
50 à 60% VMA 1 : Echauffement
2 : Récupération active pour accélération du métabolisme du lactate
60 à 85% VMA
1 : terminologie capacité aérobie
2 : Effet : augmentation volume d’éjection systolique
Taux de glycogène
Taux de lipides
3 : Equilibre aérobie
Utilisation prioritaire des lipides
Développement de l’endurance aérobie
80-85 à 90% VMA
1 : Terminologie : Capacité maximale aérobie
2 : Transition aérobie-anaérobie
3 : Effet : Augmentation volume d’éjection systolique
Utilisation mixte lipides + glucides
4 : Développement efficace de l’endurance
90% à 100% VMA
1 : Terminologie
90 à 95% Puissance aérobie
100% Puissance maximale aérobie
2 : Effet : Augmentation du débit cardiaque
et amélioration système enzymes oxydatives
3 : Accumulation progressive de l’acide lactique
Utilisation prioritaire du glycogène
Développement de la capacité anaérobie lactique et de la PAM
105 à 110% VMA
1 : Terminologie
Capacité lactique
2 : Effet : Augmentation taux de glycogène
3 : Essentiellement lactique, utilisation anaérobie du glycogène
Développement de l’endurance anaérobie lactique et de la PAM
110 à 120% VMA
1 : Terminologie
Puissance lactique
2 : Effet : Amélioration système enzymatique de la glycolyse
105 à 130% VMA
1 : Utilisation aérobie du glycogène + utilisation des phosphagènes
2 : Développement efficace de la PAM
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